Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Moi

Mes esclavages nocturnes et littéraires se lisent à l'envers...désolée...

Février

DiLuMaMeJeVeSa
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728   

Glossaire

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

<< Je n'arrive pas à être fière, il n'y a que des doutes Vous et je ne pourrai pas toujours m'en remettre aux Autres, je ne le sais que trop bien... | Bonne Saint Valentin | Il a arraché le petit slip de coton blanc et il la porte ainsi nue dans le lit (Duras) >>

Bonne Saint Valentin | 14 février 2007

Ses mots parlent d'amour et ne parlent pas de moi. Il n'y a plus de confusion, de quoi torturer l'esprit et le coeur, il y a désormais la certitude du non-amour. Et ce non-amour grandit à mesure que je conçois envers lui du mépris, seule issue à un amour présent et sensible celui-là, mon amour. Cette confrontation semble insurmontable car elle est silencieuse. Il y a du silence dans mon coeur, du poids sur mes doigts. J'ai la larme derrière l'oeil, affûtée, permanente, tressaillante parfois. Certaines éternités ne sont plus sous contôle, elles n'ont pas de prises sur la larme. Pas même l'éternité que dure une seconde. Mais j'ai le désir de hurler, non de pleurer : je le hais dans son silence, silencieusement.

Mais quelle erreur d'Aimer quand l'indifférence semble mieux valoir. Laissées dans la bouche de Duras les passions, dans les transports d'Artaud. Me voilà réapprenant à vivre, à manger, à chier, quand il faut désapprendre pour ne pas souffrir. Il me baise, mille baisers dont les tendresses sont feintes et renouvelées. Sous la tente, il me cajole. Reine déchue, je renais maîtresse. Je crois qu'il aime mes hésitations d'abord, mes débuts, nos débuts, nos hésitations. Mais déjà sa maturité soulève mon corps comme jamais : son visage est marqué; la cicatrice ne le dévisage pas, c'est la ride.

Publié par Sybille à 22:21:36 dans Catégoriquement moi(s) | Commentaires (0) |

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici