• Il a arraché le petit slip de coton blanc et il la porte ainsi nue dans le lit (Duras)

             J'y réfléchis en fait sans cesse. Mais d'abord quelle est la part de contentement indispensable, est-ce que j'aime va sans je couche, est-ce que je couche va sans j'aime? La question s'interpénètre. Et c'est bien là de quoi il est à débattre. Quand il faut tout ressentir, prendre sans réfléchir, et toi tu me demande justement de dire ce que le coeur veut! Faut-il penser pour décrire cela? L'instrument est fragile et la pensée tellement plus réaliste, trop franche. Je ne sens rien, quand il faudrait que je te dise la douleur, la découverte et l'apprentissage et je le savais. Vois-tu je suis dans une école du corps, et les leçons mal apprises et les débuts à la fin, ou les fins au début, sont autant de moteurs pour ne pas rater quelques jouissances ordinaires ou mieux : rares, et se garder des autres. C'est une très belle rencontre me chuchote les yeux,la barbe, la frange un peu rustre, de côté, et le sillon mal dessiné, mais le contentement n'y est pas. Et le pourquoi, il est indicible, il n'est pas beau.

             Le contentement, je l'aime sourdre ma peau, et la sienne, quand ses veines sont à peine chuchotantes, quand il y a des prémices sensibles, fébriles à je couche, quand on pourrait me demander de montrer, de rompre l'intégrité du corps. L'école n'apprend pas cela, et les jouissances rares tordent le cou à l'école. Il n'est donc pas nécessaire d'aimer, pour sentir se resserrer sur le muscle la passion qui anime et sublime la vie, mais il faut être sûr qu'elle puisse animer au moins du plaisir et des désirs, du contentement et des rêves d'ailleurs.


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