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Moi

Mes esclavages nocturnes et littéraires se lisent à l'envers...désolée...

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... | 23 janvier 2006

...Aux Seins Ecrasés...    

     Mercredi 2 février...

 

Seins de douceur, seins de chaleur, seins de cette petite poupée, dont les formes expriment la disproportion ;  erreur de la nature, la petite princesse demeure, paisible et pourtant si torturée. Elle aimerait savoir où se puise cette force qui implique d'aller de l'avant, quoi qu'il en coûte, lorsqu'elle exècre son propre pas... Elle va et vient, la petite femme, son ventre jubile, sa démarche se fait plus légère et son sourire  nerveux lorsqu'elle perçoit deux bras qui enserrent ses hanches, les enlaçant avec l'avidité du jeune homme vierge...

La Petite Princesse ce soir dormira seule, toute seule, si seule... Son lit ressemble à cette étuve de bonheur et de délicatesse ; qu'il y fait chaud de revivre ces instants charnels ; qu'il y fait froid à s'y allonger seule, toute seule, désespéramment seule... Elle s'étendra par terre, après tout, elle ne mérite rien de cet apaisement offert par les draps, rien de ce paisible assourdissant des souvenirs passés et si présents à son cœur. Le bois à nouveau apaisera sa nuit, le sol revêt le charme de la Terre et la Terre la ramène à ses origines...
         Le miroir... terrible couperet que cette matière inanimée, froide, qui n'a de cesse de la juger. Le miroir est un instrument si pervers de l'âme humaine... Il déforme les mœurs, déshumanise l'homme, il crée ce mirage de perfection que nous tenons tous en estime et dont nous défendons la suprême beauté.

Symbole d'un sort inique, portant en lui des desseins autres que ceux qui seraient scientifiques ; cette balance, mon poids ou masse, décrivant un supplice journalier dans lequel elle est lestée, abandonnée à elle-même, connaissant trop bien son cœur et trop peu son corps... Et ce tableau lui est familier. L'accoutumance se nourrie peut-être d'un manque de volonté, sûrement d'un déchirement d'enfance. Pourtant elle témoigne d'une vie. Elle aime cette vie, ce goût paradoxal à la maladie.

« La bouche de l'anorexique hésite entre une machine à manger, une machine anale » écrivaient Deleuze et Guattari... Ses lèvres n'hésitaient plus, c'étaient des machines elles aussi ; elles connaissaient l'agonie de ses esprits et de son corps vis-à-vis de cette nourriture. Elles ne doutaient plus du mal qu'impliquait l'absorption, ne taisaient pas le bonheur du rejet...

Il se trouvait derrière ce mécanisme humain qu'elle déréglait, un autre, dont elle n'était que la représentation, non le modèle « ...une machine à parler... ». Qui aurait pu croire qu'elle passe si longtemps à côté de cette troisième machine dont l'importance dans sa vie n'est plus à démontrer. Il existe dans ses mots peut-être plus que dans une tierce bouche l'expression d'un « absolu », ce berceau de son envie et de son « ça »...
            Messieurs expliquez moi enfin comment agit la bouche de la boulimique qu'elle est désormais ? Machine à ingurgiter ? Machine anale ? Machine à régurgiter ?... Ses lèvres sont à présent indécises, elles la perdent, elles veulent des prises de consciences et des maturités dans ses comportements. Elles dissimulent froidement les rapports avec sa mère et les autorités meurtrières qui sévissent sur ses brins de vie. Elles ne comprennent pas la souffrance comme elle s'anime dans son corps, provoquant larmes et incompréhensions...

Ebauches...
                                                                              Lundi 25 avril...
 
Les autorités meurtrières,
Inhibent nos pensées,
Enfouissent nos vertus,
Détruisent les confiances,
Régissent nos pas.
Nées des indifférences,
Des perversions et des liens en « pyramides »,
Les ondes d'interdits,
Sévissent sur l'Homme comme autant de plaies,
Vives et incurables.

 

 

Mais elle ne veut pas se marginaliser, alors jamais elle ne parlera, jamais usage ne sera fait de cette machine qui révèle et attire les censures. Elle sera sage, comme les Autres, elle se taira, vivra son temps, sans doute moins, envahie de remords, cela contentera, plaira à une société de petits communistes implicites, semblables et similaires ; nous ferons de l'Homme une chose malléable si proche et pourtant si lointaine, perdue en paradoxes...

 

 

Usage de cette Princesse pour un témoignage brut de mes esprits... Voici ici l'aveu le plus poignant que je puisse Vous témoigner. Des lettres cursives, que je souhaitais cachées au plus profond de mes tiroirs et bien plus encore de mon coeur. Et puis je les ai rouverts, le moment s'y prêtait. Les événements s'adaptent d'ailleurs au temps et non le contraire. C'est comme une folie, je peux tout dire dans la bouche de cette Princesse et me sens contrainte à tout taire dans la mienne. Alors j'use de ses lèvres à mon bon vouloir.

Pareille à une princesse déchue en amour, désireuse de s'exprimer comme elle l'entend ; cela n'est pas toujours aisé, la critique en effet est rude et  elle s'illustre trop souvent par les Autres, ceux-là mêmes qui me sont proches. Alors de nouveaux personnages qui se manifestent à l'abri des censures d'ordres amicales. Pas de témoignage parce qu'il le faut mais parce que j'en ai envie...

 

***

Publié par Sybille à 00:13:53 dans Tissages | Commentaires (0) |

... | 11 décembre 2005

Mon corps représente beaucoup de « trucs ». Il n'est pas assemblé, ce corps... Le sexe tend à raccorder mes membres « Tu me plais, Galvin ». Le sexe impose d'autres problématiques plus casse-couilles...

            Mon corps ; c'est beaucoup de confrontations et peu de compréhension. Celle des Autres –si je jugeais qu'elle m'était nécessaire, ce qui n'arriverait jamais ; ainsi que le flou innocent dans lequel j'évolue. Je ne sais pas s'il faut unir à « coups de sexe», je n'ose penser à cette dépravation comme ultime secours, car alors je me tromperais sans doute. Je suis pure, pure comme les seins gonflés et minces, minces comme ceux d'une enfant.... Je chante le soir, je crapote une cigarette, de longues cigarettes, des Fines ; personne ne rie quand je crapote, car je crapote seule, au crépuscule, je m'élance dans les sursauts d'esprits d'Hölderlin et je ne comprends absolument rien, peu m'importe, je recherche les mots, leurs déchaînements en moi s'éveiller et je musique hors du temps, hors de ma lecture, musiquant jusqu'à plus voix, je crapote ma clope et je veux reconnaître cette image dépravé, imaginer ce rebelle me faire la cour gloutonnant d'alcoolisme sa bière, tandis que musiquant, mes pensées fuyardes impulsent à mes doigts la tonalité du clavier... cependant je l'ai oubliée...mes doigts n'ont de dextérité qu'à pianoter mollement à des heures mourantes du jour, le premier mouvement de la Sonate au Clair de Lune de Beethoven, ou presque... Il me manque la bière, ça ne viendra jamais, comme le café, mon corps les rejettera malgré tous mes besoins de « geste social ».

Et mes réconciliations viendront après mes découvertes....

Je suis lente dans mes parcours mais déjà je sens qu'ils sont différents, ils ont la puissance de mes maturités naissantes, de cette intelligence verticale, frontière méconnue entre inné et acquis. Je crée des liens discontinus ou non entre mes connaissances, liaisons nerveuses ou non. Je ne sollicite plus un génie, je forme du talent, du savoir ; je capture tout ce que l'univers me donne à aimer et à haïr dans un flot polysensoriel : des idées, des notions, complexes ou idiotes –j'apprends enfin à faire correctement mes lacets. J'ai la faculté d'enregistrer les mots d'un livre, les mots d'un Autre, culture dévorante lorsqu'elle se fait plus grande que celle de mes parents... Et le poids de l'expérience est la seule forme de respect qui m'est alors imposé –et je n'ai pas écrit que cela est négligeable.

Je lis Cohen des heures durant sans autre plaisir que celui proposé par une lecture foisonnant de goûts ; et de bons ! Cette folie...c'est lui le fou, d'avoir pu croire possible de soumettre une pensée à des mots et d'en avoir enfanté ces phrases précieuses et longues, longues à tel point qu'on en distingue plus que le fond, plus de forme, et c'est un jeu dont il ne souffre nul échec, c'est un jeu sans borne, qui vagabonde la pensée au grès d'un verbe, d'un sujet et de milles ornements d'écrivain. Et ceux-là ne sont jamais inutiles...

Ce fait ne se déroule qu'en l'appui de son emprise, tant physique que morale, jamais je n'en suis à l'abri et jamais je ne m'en remets en question. J'amasse, je lis de mes grands yeux tous ces mots qui se prostituent à moi, toutes ses belles phrases dérobées à plaisir et parfois je comprends... Mais surtout je touche, les éditions hors de prix offertes désormais par les salaires de mes parents, je lis, touchant la page, crissement subtil du papier à mes doigts, peu à peu desséchés par la lessive de mes sous-vêtements... La vodka s'immisce dans mon sang  et éveille mon sens auditif, l'odeur de la clope remonte lentement à mes narines et les souvenirs se réveillent brusquement : son parfum, la cigarette, effluve si simple à rappeler... Alors je fume...

Et la frontière n'était pas facile à percer ; pour lui, c'était difficile. Elle a patienté la Petite Princesse aux seins écrasés, patienté quinze années percées et oubliées. La Petite Princesse. Elle n'a plus lu dès lors, mais dévoré, comme animée de mille passions nouvellement écloses, comme envie d'adopter des maturités, besoin de savoir un peu quand on arrêterait de tout lui expliquer...

Un jour, peut-être je pousserais à hurlements les envies réprimées de mon corps, et il ne s'agit pas uniquement de littérature, il s'agit d'une dissidence passive que j'exècre ; devenant l'unique expression de ma pensée...

Publié par Sybille à 22:48:22 dans Tissages | Commentaires (2) |

... | 11 décembre 2005

Il me semble étrangement que l'aube ne prit de contours qu'à l'unique maturité de mes quinze années percées et oubliées comme un vagabondage commun à l'enfance, état de perception unique, dixit Colette, bondissante ou tranquille que j'effleurais alors, perçant et oubliant mon passé. Les miroirs nocifs de mes aubes ont prêché ma perte, mais je m'en suis défendue, princesse de cœur et de sens, princesse improbable, à l'abri de cette bouche : la mienne, princesse aux seins écrasés dont l'expression était moins menaçante ou menacée.

L'amant de Paris, un dandy cérébral -pour tout humour que je lui pourrais consentir, avançait à pas lents dans un suicide incertain ; il s'agissait d'un plus perfide suicide que celui que l'on prête communément aux fous, c'était un suicide névrotique, beau en cela qu'il se revendiquait ; qu'il avait compris, lui, le suicidaire, quel état d'aliénation authentique, disait Artaud, habitait ses chairs. Alors il lui semblait plus honorable d'y crever, d'y laisser sa vie,  plutôt que de la confondre dans un drame de conscience qui à l'honneur associe la hauteur sociale.

Cela ne s'est  jamais déroulé dans l'indifférence, ni l'aliénation de Van Gogh, ni celle d'Artaud, ni celle de mon amant je crois. Il y eu cette lente marche, ce rassemblement dirait l'auteur, ce fabuleux rassemblement de « normalité » qui a créé l'asile et s'en est rendu malade par la suite. Car les fous se dénombrent, ils ont leur place dans la société, ils font partie de nous. Ils ont renoncé à l'honneur comme Société l'entend et ne tienne pour règle que de fastes desseins de Nature. Ils ont trouvé dans l'indigence mentale, la revendication, la révolte, leur honneur...

La mienne ; mon aliénation, est sale depuis ce dix mars où j'abandonne mon existence à l'Autre, celle de mes parents notamment, et à cette immense machinerie qui régit leur pensée : Société. Je noue des pactes, tous plus barbares les uns les autres. Des pactes impersonnels. Des conjonctures improbables. Des engagements dont la forme seulement évoque en moi une once de sens. J'aperçois alors distinctement les perditions de mes esprits, mes déambulations sont provoqués, ma liberté est entravée, mon mouvement est consenti et ne résulte nullement d'un choix qui me serait personnel. Je sens désormais ce réflexe d'appropriation d'un « je » et d'instincts reptiliens ou assaillis de principes, ce formidable assemblage, dirait le scientifique trop con, d'atomes et de cellules qui ne savent que fonctionner ou non, et ne connaissent ni la fatigue, ni la folie, courir dans mes pores dans l'indifférence de la vie, supposant l'agonie de notre condition ; humaine condition où facultés et faiblesses profilent déjà injustement notre devenir.

 

               Un jour, cependant, j'ai rencontré Jostein Gaardez dans un coin de métro. Ou bien était-ce dans une bibliothèque... C'est une édition papier, tout ce qu'il y a de plus banal, déchiré en de certains endroits : c'est un cadeau de l'amant, il m'offre dès lors, plus qu'un monde de la petite Sophie, il m'offre la possibilité de comprendre la philosophie ou cette manière de penser compliquée lorsque tout semble simple disait mon professeur de lettres grecques. Dès que je pénètre les premières pages -je dis pénétrer, il ne sert à rien de les parcourir- je ressens le frisson des premières fois; découverte de la substantifique moelle, celle de Gargantua, celle de Rabelais si l'on veut. C'est un livre qui influe, redirige, soumet la pensée; l'amant de Paris, comme bien d'Autres, y reconnaît l'origine d'une passion, cette passion dévorante et stridente, invitant à Spinoza de longues heures d'études où le mouvement de l'esprit ne serait plus consenti mais admirable de liberté, dans le transport physique de son expression et raisonnement volubiles. L'histoire ne dira jamais combien s'y sont cassés les dents; et pour Spinoza, et pour bien d'Autres...

Publié par Sybille à 22:43:31 dans Tissages | Commentaires (0) |

... | 11 décembre 2005

 

            Désseulée je l'étais désormais, où chavirée, flanchée, exaltée, soumise, ma pensée prenait forme dans le délice charnel de nos proses nocturnes. L'amant de Paris. Il avait de l'or dans la bouche, l'amant de paris, la figure sale et dépressive de l'alcoolique politique, clochard à ses heures de revendications, bourgeois de traits pourtant.

Il lui suffit d'un instant de folie impassible pour asseoir cette puissance hors du commun, me faire jouir de mots ; et je me crispe, je ne fuis pas, ma démarche subit les assauts agités de son charme, elle jubile, excitée de milles vers, des siens et des Autres, peut m'importe, sa lecture n'a d'origine que celle qu'un fascisme ordinaire sévissant dans mes esprits tenterait d'imposer. Je propose mon temps à nos effeuillages à des heures tardives du jour et de la nuit, invitant une nouvelle passion à l'exaltation, frustrée déjà de ne jamais pouvoir en rendre l'authentique exhaustivité.

 

Levée trop tôt et déjà toute de femme vêtue... Ce matin j'ai du charme, je suis sibylline princesse, sarwell et décolleté, savant mélange de décontraction et de préciosité. Et mes seins sont dignes et hauts de courbes. Ils sont fiers, ces seins. Je suis à demie fardée, car je ne sais pas me maquiller, personne ne s'en amuse, je suis si femme dans ce corps d'enfant, quel cliché d'adolescence ! J'ai des cheveux plein la tête, c'est ma plus belle féminité. Mes cheveux. Ils sont noués, mal noués, noués de côté, je joue avec, souvent, arme indiscutable, soyeux comme le taffetas, respirant le parfum de ma mère, et je tiens à ce parfum comme un unique lien d'apparence mère fille. Ma mère a des traits de visage si inconnus aux miens... Avant tout, ils sont agréables aux yeux, longs et de coupe négligée, natures comme je me représente ce corps  incertain.

Patienté au guichet, enfin ce billet. Je montais, sibylline princesse, dans un train, traversais la Grande place de la Grande Ville. L'amant de Paris, assis en dessous de Jaurès pour ainsi dire, je veux dire de sa statut,  feignant une attention particulière à son livre, Pierre Choderlos de Laclos et ses liaisons, très dangereuses, affectait de ne pas me voir. Pourtant il est tôt. Et Jaurès ne connaît pas encore les coursives bruyantes et oppressantes du peuple, les enchevêtrements des regards hardis cherchant en cette foule quiconque serait vêtu banalement –et je ne sous-entends rien de péjoratif.

Tu m'agaces de ton désintérêt, montre moi tes yeux, je ne perçois qu'une barbe et de longs cheveux...-Hey boy. –Hey Girl...

Il se leva alors, saisit mon corps avec un empressement indéfinissable, il n'y avait pas de violence dans son geste, seule celle de son cœur épris. Dévote acquise en prêtresse assurée, je reconnu là l'étreinte promise à nos jeux de mots nocturnes, pourtant j'eu peur, surprise ou éblouie, je reculai innocemment et incomprise dans un mouvement que je tentais moi-même d'encenser...

                                                                ***

Publié par Sybille à 22:41:25 dans Tissages | Commentaires (0) |

Lundi 14 février… | 11 décembre 2005

        La beauté de ce jour l'apaise, elle est inspiré de Vos mots acérés, pareils à des flèches pénétrant son cœur comme Vous savez si bien le conter. Perception de ce toucher affectueux et tendre de mains apposées sur ses hanches, cadeau du songe des Votre plongeant, avides et délectables, sous ses cheveux pour en apprécier chaque mèche. Elle aime à dire qu'elle demeure la victime éperdue de Vos moues, et se trouve convaincue désormais d'être la proie de Votre envoûtement. Cependant elle se résigne  à être une victime digne et dévouée, amoureuse de Vos mots autant que Vous êtes l'esclave des siens. C'est la première fois que la Petite Princesse ressent tant de sensations au cœur de sa poitrine écrasée, des sentiments dissimulés avec toute la pudeur dont elle peut et sait faire preuve, d'autres exaltés car il incombe de Vous assurer de ces émotions que Vous suscitez. 
            Neuf heures et trente minutes d'un voyage d'apparence éphémère qui fut pourtant le plus interminable qu'elle eût jamais entrepris...  L'éternité avez Vous écrit ; les minutes pourtant s'éloignent et elles ne sont bientôt que le souvenir de l'instant passé et révolu... Mais l'infini n'a pas de limites et ne possède de chronomètre, il n'est pas utile de se battre pour chaque seconde, il faut vivre pleinement les blancs, eux aussi chargés de sens... Alors elle les a aimé, toutes ces secondes échappées, marques ostensibles d'un terme de ces sons, Votre voix, de ces gestes dissimulés par l'éloignement.

            Seuls témoins de ce voyage achevé : des bibelots furtifs vagabondant sur des étagères vides. L'usure du temps ne pourra détruire le souvenir de vos lectures philosophiques et de vos poèmes oubliés dans un tiroir désuet, néanmoins dignes de toutes Vos fiertés.
            Cœur épris lors d'une fête dont elle tient une critique assidue ; exemple des ratés et des pièges à « cons » de la société... Preuve rapide d'un amour, pas enchaîné et léger sur les pavés alignés blancs et ocres, envolée de pigeons trop hâtive. La Petite Princesse ne les a pas approchés et déjà ils s'éloignent. Rêve si concret d'être à son tour poursuivie sur la place de la belle Ville ensoleillé, enveloppée de deux mains tendrement « homme »... Pour ce jour ou pour un autre pourvu qu'il s'inscrive comme un des meilleurs... Aspiration au bonheur total et exclusif d'un homme dont le seul souci demeurerait les rires de la Petite Princesse...
            Alors pour cette excursion au pays du rêve de la Petite Princesse, gamine perdue au milieu de la place courant au travers des oiseaux égarés ; pour ce sentiment d'être un brin de ces petites choses uniques et convoitées, merci...

Publié par Sybille à 22:33:24 dans Tissages | Commentaires (0) |

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