• Je n'arrive pas à être fière, il n'y a que des doutes Vous et je ne pourrai pas toujours m'en remettre aux Autres, je ne le sais que trop bien...

    Les désillusions. Mes désillusions, c'est un tableau noir où je peins en noir, noir de même substance sur l'infiniment grand de la toile, couleur consubstantielle au peintre, à savoir, Moi. La logique voudrait que la toile soit d'un blanc globalement pur (à mon sens pureté ne représente pas exactement la vertu) et la couleur sur le pinceau globalement moche. Or, le noir est sublime et je n'ai jamais touché à un schéma absolu de vertu. Et la peinture caca d'oie sur ledit pinceau n'est logiquement pas rattachable au peintre, en cela que personne n'en ferait une continuité de soi ; mon noir, c'est un rameau de Moi.
    Si les désillusions prennent appui sur quelque schizophrénie palpable et/ou sur une paranoïa décelée ou arguée (salope) par ma professeure de français, que faire des mots, des mots qui sortent de mon crâne, mal agencés selon cette dernière, fous selon le psychanalyste, et arrogants selon les dires « et je suis malheureux ... malheureux de lire cela, parce que tu VAUX tellement plus, tellement mieux ... cesses de te demander de quel prix tu peux être estimée, toi qui es inestimable ! Cesse de faire des phrases, si élégantes semblent-elles être ! Cesse, je t'en supplie, de te mettre au marché... Et pour cela, cesse de pratiquer cette arrogance "intellectualiste", si trompeuse, si médiocre, quand tu es tellement au-dessus ... ». Alors je n'écris plus, mais je vais m'y remettre parce que j'ai envie d'écrire et de jouer l'intellectualiste dans un monde trop con...
    C'est triste, dit le psychanalyste à propos des écrits.

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    "Les princesses décrites hurlantes et mourantes ont battu à force de mots la putréfaction des sentiments et découvert leurs seins écrasés. La jouissance est douce : que je déteste le corps ou que j'imprime entre lui et mon moi une frontière brutale n'est pas prétexte à mes journées neurasthéniques ; les mots qui s'étiolent, qui violentent et qui disparaissent, voilà qui est cause de mes égarements.
    La princesse se distingue désormais des héros autrefois aimés et joués, tombeau de ses Je. Ses semi rêves lui appartiennent, ils disent leur réalité, l'ont façonnée : ils ont peur d'en être arrachés maintenant.
    Car perversement, la réalité s'agence autour de moi avec plus de force, sinon de violence. Elle veut être partout présente, manger ce qui étonne, ce qui transcende, elle arrache même le plaisir et voilà que je ne sais plus si l'orgasme m'appartient ou s'il m'est ôté par la dépression.
    A cet égard, « bander en somme » (pour la citation, sinon prendre l'équivalent féminin) requiert toute une attention farouchement élevée et amenée à moi : une violence pour en combattre une Autre.
    Si les obstacles cessent d'être mes échecs ; si je refuse l'état de pourrissement sensitif au lieu d'y trouver refuge, je joue le confort d'une stabilité pour la découverte. J'ai choisi que cette découverte s'arrête à mes seins écrasés et peut-être à Vous, les Hommes. Ma stabilité, faisant fi de mes désirs, m'a ravi d'un don que je croyais immuable... J'ai commis une erreur me dis-je.

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    Oubliées les quinze années, oubliée ma tendre curiosité où comme vivre de doux délices semble fléchir sous les moteurs abominables de mes vies. Et s'emmerder ; je m'emmerde dans ma liberté singulière. Plus d'évolution, plus de ravissement, seules les désillusions demeurent et le besoin de toujours plus, alors que j'ai cessé de réfléchir.
    Je ne reconnais pas la nouvelle tristesse ou maturité qui me définie, se nourrissant de cigarettes, de vin, d'herbe et de nourriture. Et ce texte me fait peur dans le fond comme dans la forme.
    Peut-être que je ne veux pas assumer ce tableau semble-t-il, déjà noir..."




  • Commentaires

    1
    Esteban
    Vendredi 15 Septembre 2006 à 20:06
    Retour
    A répondu et n'a de cesse que de lire des mots sans qu'ils lui soient adressés, demeure serein quant à une réponse de la princesse...
    2
    siblylle
    Lundi 18 Septembre 2006 à 18:16
    ...
    A vous maintenant de vous raconter... meredith@msn.com
    3
    sibylle
    Mardi 26 Septembre 2006 à 19:05
    ...
    meredith5610@msn.com
    4
    Sibylle
    Dimanche 1er Octobre 2006 à 16:44
    ...
    ...
    5
    Sibylle
    Mercredi 4 Octobre 2006 à 22:54
    ...
    C'est drôle, ou pas, ou étrange... Trois petits points, c'est ce que mon ex laisse nonchalament sur msn, c'est histoire de, c'est de la violence, c'est inhumain comme violence. Je me fais à l'idée que c'est peut-être une violence qu'il cotoie et qu'il me fait goûter, encore, parce que j'ai pas assez souffert. C'est un peu lâche. Je n'aime pas attendre vos réponses, qui êtes vous?
    6
    Esteban
    Vendredi 6 Octobre 2006 à 19:11
    Non je ne suis pas autre
    Pourquoi tant de doutes?Je suis moi...Esteban...je vous ai permis de pouvoir en savoir davantage de votre propre gré par le biais d'une adresse que vous m'avez laissée mais j'attends que vous daigniez me donner signe de vie...esteban8888@hotmail.fr
    7
    Sibylle
    Dimanche 8 Octobre 2006 à 20:46
    ...
    Pas de nouveau contact, pas de mail. Je vous ai enregistré sur msn. Pensées
    8
    Esteban
    Samedi 21 Octobre 2006 à 16:06

    Non je ne vous ignore pas, je ne vous oublie pas non plus, loin de là mon intention, la technologie en a décidé tout autrement, ma connexion internet venant de se réanimer il y a de cela quelques minutes...Je ne vous vois jamais connectée..regrets..
    9
    sibylle
    Lundi 27 Novembre 2006 à 23:13
    ...
    Ultime tentative... Donnez-moi rendez-vous et parlons si c'est encore ce que nous désirons?
    10
    Esteban
    Samedi 16 Décembre 2006 à 18:36
    pensées
    Futiles Pensées, dans lesquelles vos mots m'apparaissent et qui me redonnent le sourire.La lecture de votre offre m'enchante, quand seriez vous disponible pour que nous discutions? Je serai chez moi durant les fêtes de Noël et pourrai dès lors vous parler...
    11
    Sibylle
    Mardi 19 Décembre 2006 à 20:24
    ...
    Je serai en ligne de dimanche 24 au dimanche 31... donnez-moi une date, je me connecterai... Pensées sibyllines, Meredith
    12
    Sybille1 Profil de Sybille1
    Mardi 19 Décembre 2006 à 20:34
    ....
    Je vous rappelle, à tout hasard, mon adresse msn: meredith5610@msn.com
    13
    Esteban
    Vendredi 29 Décembre 2006 à 19:00
    rendez vous
    Seriez-vous disponible demain dans l'après-midi? Je vous attends aux alentours de 17h...
    14
    ...désolée...
    Vendredi 5 Janvier 2007 à 11:20
    ...
    Je n'ai pas eu ce message-ci à temps... J'espere que vous fixerez d'autres rendez-vous... Peut-etre que vous devriez les envoyer par mail, plus pratrique. Sinon, pensées Meredith
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